Olga Dukhovna recycle la danse comme d’autres recyclent les objets : elle récupère, transforme, détourne. Née en Ukraine, formée à Bruxelles (P.A.R.T.S.) et Angers (CNDC), elle fusionne folklore oublié et danse contemporaine avec un goût assumé pour les collisions improbables. Ses pièces (Korowod, Hopak, Crawl) déconstruisent des danses traditionnelles pour en révéler la charge politique, tandis que son solo Swan Lake, bricolé dans sa chambre pendant le confinement, a pris une ampleur internationale. Elle mène aujourd’hui une recherche sur la transmission et la mémoire du geste.
Face à la volonté d’anéantissement, des artistes ukrainien·nes continuent à créer et des traductions à donner accès à des œuvres. Quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ce dialogue vous propose d’interroger une artiste et une traductrice dans les motivations de leur création. L’occasion aussi de comprendre ce que ces années de guerre ont fait à l’identité culturelle ukrainienne.