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KELKIN

La danse de nos âmes (sept 2020)

L’œuvre

Jeune artiste urbain, Kelkin est engagé dans une quête graphique insatiable autour du motif du labyrinthe. Simples et complexes à la fois, ces formes peintes troublent notre perception et traduisent une pensée symbolique très puissante.
Le labyrinthe réalisé à main levée sous le puits de lumière du Triangle est une invitation au jeu. A vous de trouver le chemin qui vous mènera de l’entrée (en haut de l’œuvre) à la sortie (en bas de l’œuvre). Au gré d’un cheminement au travers du dédale de lignes, vous serez amené à rencontrer des symboles comme autant d’étapes initiatiques. Vous pourrez reconnaitre en bas un symbole kabyle de la représentation de l’humain, au milieu une image du plaisir, de l’équilibre. En bas à droite, vous pourrez vous arrêter sur le symbole du groupe. Au centre, vous ferez face à l’œil de notre conscience, aussi interprété comme le 3ème œil qui nous lie à l’intuition, aux projections de l’âme. En haut, le soleil qui rythme nos journées et figure au cœur de notre engrenage céleste.
Tous ces symboles s’articulent, s’interrogent et se réinterprètent.

  • Pour aller plus loin :
    Les Labyrinthes anciens (dans la préhistoire, dans la mythologie grecque avec Dédale et le Minotaure)
    Labyrinthes d’église
    Labyrinthe et sciences (Mathématique, Psychologie)
    Labyrinthes modernes (Labyrinthes végétaux, Ville labyrinthique)
    Labyrinthe et jeu

La biographie

Né en 1994 à Paris, Kelkin emménage ensuite dans le Val d’Oise où il découvre et se passionne pour le graffiti. Sa rencontre avec la philosophie est ensuite déterminante en terminale et transforme sa pensée. Il comprend notamment que de simples formes peintes peuvent traduire une pensée complexe.
Il passe de la toile, aux croquis, de la chambre à la rue… son plus grand atelier. En 2013, il entreprend des études d’arts plastiques en vue de préciser ses techniques, ses savoir-faire ainsi que les connaissances théoriques de l’histoire de l’Art. Ayant besoin de créer sans cesse, l’amphithéâtre ne lui convient pas. Il décide de prendre contact avec les matières et les matériaux. En 2015, une formation de peintre décorateur lui permet d’explorer de multiples techniques notamment la construction de décors en trompe l’œil.
Un jour alors qu’un ami lui rend visite et feuillette son carnet de croquis, il lui fait remarquer qu’il a dessiné des labyrinthes. Kelkin est surpris car sa manière de dessiner est impulsive. Il commence alors à sonder ce motif. S’en suit une boulimie de recherches sur l’histoire et les significations du labyrinthe. Il commence à peindre ce motif partout. Dans des grottes, dans la rue, il y insère des symboles empruntés à une multitude de cultures.
Aujourd’hui son statut d’artiste lui permet de pouvoir partager ce motif puissamment universel au plus grand nombre. Car c’est bien plus qu’un simple motif, mais un mode d’être et de percevoir. La variété des supports se multiplie: bus, façades d’immeubles, textiles, objets, chaussures, murs intérieurs et toujours les toiles. C’est un dialogue permanent.